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Collectif Antivalidiste Stras

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Pour une société débarrassée du #validisme et du #capitalisme
Non à la loi fin de vie!
collectif antivalidiste Strasbourg

Nous contacter : collectif.antivalidiste.strasbourg@proton.me
https://manif-est.info/+-Collecif-antivalidiste-Strasbourg-362-+.html
https://blogs.mediapart.fr/collectifantivalidistestrasbourg/blog

#Antivalidisme

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Joined July 06, 2026
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· 3mo ago

La gauche vote notre mort
FI, EELV et PS ont porté la loi "Aide à mourir", un eugénisme qui ne dit pas son nom
Vote definitif le 15 juillet

Communiqué du Collectif Antivalidiste Strasbourg, le 6 juillet 2026

Le 30 juin, l'Assemblée nationale a adopté le projet de loi relatif à l'« aide à mourir ». D'ici quelques semaines, si les député·es maintiennent leur choix, la loi sera définitivement adoptée lors d'un ultime vote. Ce jour-là, les député·es de gauche de l'Assemblée auront du sang sur les mains.

Nous le répétons depuis trois ans et nous le réaffirmons : ce projet de loi est dangereux dans une société capitaliste et validiste. À l'heure où la canicule fait des milliers de morts et où nos hôpitaux sont incapables de prendre en charge les patientes et patients victimes de ces vagues de chaleur, qui reviendront désormais chaque année, le député macroniste Jean-François Rousset a lâché en pleine discussion du texte : « Il y a des gens qui sont en train de mourir dans une chaleur torride, il faut les aider, avançons ! » Tout est dit. Face aux morts de la canicule, la réponse de la majorité n'est ni la climatisation des EHPAD ni des moyens pour l'hôpital : c'est d'accélérer le vote de l'euthanasie.

Les capitalistes ont bien compris l'opportunité qu'ouvre une telle loi qui permettra de faire mourir les personnes improductives et celles qui « coûtent » à la société. Pourquoi l'ADMD, lobby pro-euthanasie, est-elle soutenue par la mutuelle MGEN ? Pourquoi la Mutualité française soutient-elle activement ce projet de loi ? Pourquoi l'« aide à mourir » est-elle le projet phare du second mandat d'Emmanuel Macron ? Parce que la mort administrée coûtera toujours moins cher que des lits, des soignants et des aides humaines. Ce projet de loi est une instrumentalisation capitaliste de la fin de vie par un gouvernement cynique. Il apporte des « solutions » dangereuses pour notre classe, renforce le validisme sans remettre en question la démolition de l'hôpital public, et entre en contradiction frontale avec les politiques de prévention du suicide. 

Mais ce texte n'aurait jamais abouti sans la gauche parlementaire. Ce sont les député·es de la France insoumise, d'EELV et du PS qui l'ont porté dans le débat public, qui ont défendu les amendements les plus expansifs et qui ont rejeté un à un les garde-fous. Qu'ils se drapent dans le progrès social n'y change rien : la politique qu'ils votent est un eugénisme qui ne dit pas son nom, un eugénisme adapté à l'ère libérale, où l'État n'ordonne plus la mort des personnes jugées improductives mais organise les conditions matérielles qui la leur font « choisir ». Ces député·es devront répondre des morts que cette loi causera parmi les personnes handicapées.

Aucune loi n'existe indépendamment du contexte social et politique dans lequel elle s'applique. Depuis bientôt dix ans, sous Macron, les protections collectives et les droits de notre camp social sont attaqués un à un : se loger, étudier, se soigner, travailler, se nourrir et se chauffer, prendre soin des plus jeunes comme des aînés. La loi sur l'« aide à mourir » s'inscrit dans la continuité directe de ces attaques.

Les militants et militantes antivalidistes n'ont eu de cesse de répéter que cette loi était dangereuse. Les député·es de gauche n'ont fait que confirmer une évidence : il n'y a rien à attendre de la démocratie bourgeoise. Nous avons interpellé de nombreuses fois nos députés de Strasbourg, et nous avons fait face à un mur. Avec un corps valide et une position privilégiée, il est facile philosopher sur sa propre fin de vie. Nous, militants et militantes antivalidistes, pouvons parler de la mort, car c'est pour nous une réalité permanente. Pendant que les parlementaires débattent, nous voyons des camarades mourir de la canicule, de leur conditions de vie dégradée, de la maltraitance médicale et de la casse sociale généralisée. Nous voyons aussi des camarades que le manque d'aides humaines, de soins et d'accessibilité épuise à petit feu, au point d'envisager parfois la mort. 

Voilà ce que cette loi viendra « accompagner ». Ce vote marque une rupture définitive avec une gauche parlementaire hors-sol, qui n'hésitera pourtant pas à venir chercher nos voix aux  prochaines échéances électorales.

Nous appelons tous les militants, militantes, sympathisants et sympathisantes de la cause antivalidiste à se mobiliser pour faire entendre notre voix. Nous ne pouvons pas compter sur les parlementaires de gauche, laquais du capital, pour obtenir de meilleures conditions de vie : ils et elles préfèrent légiférer sur les conditions de notre mort. Nous devons organiser la riposte. 

Face à cette culture de mort, nous continuerons à incarner les valeurs de solidarité, d'entraide mutuelle, de soin, et d'action collective.

Parlons de cette loi dans nos organisations, nos syndicats et nos collectifs de lutte, pour inverser le rapport de force et mettre en échec ce projet de loi validiste avant son ultime vote.

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Collectif Antivalidiste Stras @CollectifAntivalidisteStras@eldritch.cafe
· 2mo ago

Nos vies restent à défendre
291 voix pour. La gauche célèbre, nous encaissons et nous exigeons l'abrogation.

Notre réaction au vote du 15 juillet

Ce 15 juillet, au terme de trois ans de parcours législatif, l'Assemblée Nationale a adopté la loi "aide à mourir", légalisant le suicide assisté et l'euthanasie, par 291 voix pour et 241 voix contre.
C'est un coup dur, et c'est surtout une mise en danger réelle et directe de nos vies, de celles de nos adelphes et de nos proches.

Cette loi acte une société à deux vitesses, où les envies suicidaires des personnes valides sont perçues comme une tragédie et font l'objet de prévention, tandis que celles des personnes malades, âgées ou handicapées sont jugées compréhensibles, allant de soi, au point d'être désormais accompagnées et financées par la puissance publique.

Nous l'avons dit avant le vote et nous le redisons : cette loi est un eugénisme qui ne dit pas son nom, adoptée par les députés de gauche associés aux macronistes, dans la droite ligne des politiques qui organisent ou tolèrent la mort des indésirables : la loi « permis de tuer », votée par l'Assemblée huit jours plus tôt à peine pour présumer légal tout tir policier, alors que ces tirs tuent d'abord les jeunes racisés des quartiers populaires et les personnes en crise psychique, plus de cinquante en dix ans pour ces dernières, ou le règlement européen « retour », qui expulse vers le danger et laisse mourir aux frontières. À chaque fois, des corps jugés déviants ou improductifs, des vies qui comptent moins, une mort que l'État administre ou tolère. Et pendant ce temps, les attaques contre nos droits, nos conquis sociaux et nos libertés s'accumulent.

Une mention particulière revient à La France insoumise, principale force de la gauche, qui célèbre ce vote comme « historique ». Dans son message de victoire, la présidente du groupe LFI Mathilde Panot réduit toute opposition à la loi à « la désinformation des anti-choix et de l'extrême droite ». Pas un mot pour les collectifs antivalidistes, les associations de personnes handicapées et malades qui alertent depuis trois ans : nous voilà rayés du débat et assimilés à nos pires adversaires politiques. L'accusation de désinformation ne manque pas d'audace venant d'un camp qui n'a cessé de caricaturer la sédation profonde et continue, autorisée depuis la loi Claeys-Leonetti, pour justifier son texte.

La loi est votée ; elle n'est pas encore promulguée, le Conseil constitutionnel ayant été saisi de toutes parts, jusque par le Premier ministre lui-même. Nous n'en attendons rien. Ce qui commence maintenant, c'est le temps de l'application, et notre rôle est là : documenter chaque dérive, rendre visible chaque mort produite par l'abandon, refuser que les statistiques remplacent les vies.

Aujourd'hui plus qu'hier, prendre soin de nos communautés est un devoir et une nécessité.  Cela veut dire assurer un soutien matériel, militant, concret et quotidien, auprès de nos pairs et des personnes que cette loi expose. À l'abandon organisé, nous opposons la solidarité organisée.

Nous n'avons pas fait basculer l'Assemblée. Mais notre militantisme a produit des résultats, et ils se mesurent. Il y a encore un an, il semblait acquis dans la quasi-totalité des milieux de gauche que cette loi était un progrès : cette unanimité n'existe plus. Nationalement, la critique antivalidiste et matérialiste de l'aide à mourir, portée par les collectifs et les associations de personnes concernées, s'est fait une place dans le débat public. Localement, depuis la création de notre collectif début 2026, les tables rondes, les projections-débats et nos rencontres ont ouvert des conversations qui n'existaient pas, chez les camarades avec qui nous militons au quotidien comme au-delà. Ce n'est pas une consolation, c'est une raison de continuer : aucune loi ne s'abroge sans que le rapport de force idéologique ait changé, et c'est précisément ce rapport de force que nous construisons.
Nous exigeons l'abrogation de cette loi, et avec elle ce qu'aucun texte n'a jamais garanti : les soins, les aides humaines, l'accessibilité et les revenus qui permettent de vivre. Le collectif poursuivra cette lutte, avec détermination, vigilance et solidarité. Nos vies valent d'être vécues, et nous nous battrons pour que chacune et chacun en ait les moyens

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· 2mo ago
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Hello Mastodon ! On est le collectif Antivalidiste #Strasbourg On s'est créés en début d'année 2026, pour porter à une échelle locale les questions de lutte contre le validisme. On s'est notamment mobilisés contre la loi ouvrant l'aide médicale à mourir, ce qui se reflète dans la plupart de nos communications publiques. (notamment, sur Instagram, ou pour éviter les GAFAM : sur Manif-Est, le média participatif de lutte du Grand Est) Plus globalement, on essaie de faire avancer la lutte contre le validisme là où nous sommes, en lien avec les autres luttes sociales. Le détail de nos positions est dans notre manifeste : https://manif-est.info/Manifeste-du-collectif-antivalidiste-Strasbourg-4027.html N'hésitez pas à venir à notre rencontre ! #Introduction #Strasbourg #Antivalidisme
Manifeste du collectif antivalidiste Strasbourg
manif-est.info

Manifeste du collectif antivalidiste Strasbourg

Ce manifeste pose nos positions : le validisme est un système d'oppression, indissociable du capitalisme, du patriarcat et du racisme. Il organise l'enfermement, la dépendance, la mise à l'écart, et il sera défendu par ceux qui en bénéficient. Nous le publions pour que celles et ceux qui partagent cette analyse sachent qu'on se bat, et pour les inviter à nous rejoindre.

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· 2mo ago

https://mas.to/@Rue89Strasbourg/116933317144692485 Cet article d'un média local indépendant aborde la question des votes des député•es alsacien•nes sur la loi "fin de vie" et expose le point de vue des collectifs de gauche opposés à cette loi.
Pourquoi c'est notable?
Parce que la majorité des articles des médias de gauche présentent la droite réactionnaire comme la seule opposition politique organisée contre cette loi.
Quand les antivalidistes sont mentionné•es, c'est presque toujours comme des malades et handicapé•es "inquiét•es des dérives", dans l'émotion, sans analyse ni activité politique.
Cet article sort du lot. C'est ce traitement qu'on doit exiger partout!

mas.to
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· 3mo ago

La gauche vote notre mort
FI, EELV et PS ont porté la loi "Aide à mourir", un eugénisme qui ne dit pas son nom
Vote definitif le 15 juillet

Communiqué du Collectif Antivalidiste Strasbourg, le 6 juillet 2026

Le 30 juin, l'Assemblée nationale a adopté le projet de loi relatif à l'« aide à mourir ». D'ici quelques semaines, si les député·es maintiennent leur choix, la loi sera définitivement adoptée lors d'un ultime vote. Ce jour-là, les député·es de gauche de l'Assemblée auront du sang sur les mains.

Nous le répétons depuis trois ans et nous le réaffirmons : ce projet de loi est dangereux dans une société capitaliste et validiste. À l'heure où la canicule fait des milliers de morts et où nos hôpitaux sont incapables de prendre en charge les patientes et patients victimes de ces vagues de chaleur, qui reviendront désormais chaque année, le député macroniste Jean-François Rousset a lâché en pleine discussion du texte : « Il y a des gens qui sont en train de mourir dans une chaleur torride, il faut les aider, avançons ! » Tout est dit. Face aux morts de la canicule, la réponse de la majorité n'est ni la climatisation des EHPAD ni des moyens pour l'hôpital : c'est d'accélérer le vote de l'euthanasie.

Les capitalistes ont bien compris l'opportunité qu'ouvre une telle loi qui permettra de faire mourir les personnes improductives et celles qui « coûtent » à la société. Pourquoi l'ADMD, lobby pro-euthanasie, est-elle soutenue par la mutuelle MGEN ? Pourquoi la Mutualité française soutient-elle activement ce projet de loi ? Pourquoi l'« aide à mourir » est-elle le projet phare du second mandat d'Emmanuel Macron ? Parce que la mort administrée coûtera toujours moins cher que des lits, des soignants et des aides humaines. Ce projet de loi est une instrumentalisation capitaliste de la fin de vie par un gouvernement cynique. Il apporte des « solutions » dangereuses pour notre classe, renforce le validisme sans remettre en question la démolition de l'hôpital public, et entre en contradiction frontale avec les politiques de prévention du suicide. 

Mais ce texte n'aurait jamais abouti sans la gauche parlementaire. Ce sont les député·es de la France insoumise, d'EELV et du PS qui l'ont porté dans le débat public, qui ont défendu les amendements les plus expansifs et qui ont rejeté un à un les garde-fous. Qu'ils se drapent dans le progrès social n'y change rien : la politique qu'ils votent est un eugénisme qui ne dit pas son nom, un eugénisme adapté à l'ère libérale, où l'État n'ordonne plus la mort des personnes jugées improductives mais organise les conditions matérielles qui la leur font « choisir ». Ces député·es devront répondre des morts que cette loi causera parmi les personnes handicapées.

Aucune loi n'existe indépendamment du contexte social et politique dans lequel elle s'applique. Depuis bientôt dix ans, sous Macron, les protections collectives et les droits de notre camp social sont attaqués un à un : se loger, étudier, se soigner, travailler, se nourrir et se chauffer, prendre soin des plus jeunes comme des aînés. La loi sur l'« aide à mourir » s'inscrit dans la continuité directe de ces attaques.

Les militants et militantes antivalidistes n'ont eu de cesse de répéter que cette loi était dangereuse. Les député·es de gauche n'ont fait que confirmer une évidence : il n'y a rien à attendre de la démocratie bourgeoise. Nous avons interpellé de nombreuses fois nos députés de Strasbourg, et nous avons fait face à un mur. Avec un corps valide et une position privilégiée, il est facile philosopher sur sa propre fin de vie. Nous, militants et militantes antivalidistes, pouvons parler de la mort, car c'est pour nous une réalité permanente. Pendant que les parlementaires débattent, nous voyons des camarades mourir de la canicule, de leur conditions de vie dégradée, de la maltraitance médicale et de la casse sociale généralisée. Nous voyons aussi des camarades que le manque d'aides humaines, de soins et d'accessibilité épuise à petit feu, au point d'envisager parfois la mort. 

Voilà ce que cette loi viendra « accompagner ». Ce vote marque une rupture définitive avec une gauche parlementaire hors-sol, qui n'hésitera pourtant pas à venir chercher nos voix aux  prochaines échéances électorales.

Nous appelons tous les militants, militantes, sympathisants et sympathisantes de la cause antivalidiste à se mobiliser pour faire entendre notre voix. Nous ne pouvons pas compter sur les parlementaires de gauche, laquais du capital, pour obtenir de meilleures conditions de vie : ils et elles préfèrent légiférer sur les conditions de notre mort. Nous devons organiser la riposte. 

Face à cette culture de mort, nous continuerons à incarner les valeurs de solidarité, d'entraide mutuelle, de soin, et d'action collective.

Parlons de cette loi dans nos organisations, nos syndicats et nos collectifs de lutte, pour inverser le rapport de force et mettre en échec ce projet de loi validiste avant son ultime vote.

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